25/06/2011

Les Mouquieux en voyage à Paris

photo blog.JPGD’aucuns vont à la ville-lumière pour visiter Notre-Dame, ses vitraux, ses gargouilles... d’autres se rendront près de la Grande Dame dans l’espoir de voir la capitale de très haut.  Serge Lama allait voir les petites femmes de Pigalle et nous, nous allions rendre visite aux Butineuses des Jardins du Luxembourg.

 

 

L’autocariste, après un petit détour involontaire, nous dépose donc ce jeudi de l'ascension à 10H45 à l'entrée du jardin des tuileries et la troupe de s’égailler dans le "tout Paris", chacun selon sa volonté.

Il faisait beau, il faisait chaud et pour notre part, Pierre et moi, flanqués de nos épouses, nous avons décidé de découvrir uniquement des jardins fleuris, des coins verts et de beaux arbres.  A l’arrière de Notre-Dame, le long de la Seine, un banc nous tend ses bras pour un repas simple, bien au calme, tout près d’une péniche-spectacle amarrée  non loin de nous.  Des moineaux, en piafs bien citadins, viennent quémander quelques miettes.

 

A 16h30 précises, toute l’équipée d’apiculteurs belges se retrouve à l’entrée du jardin du Luxembourg où un des responsables du rucher, nous accueille aimablement.  Bien gentillement, frétillant toujours d’une jambe sur l’autre, Mr Sandmeyer nous explique le fonctionnement de son rucher-école qui accueille, chaque année, 99 élèves (et on en refuse) pour une initiation à l'apiculture de 15 cours de 3 heures.  Ces élèves  se répartissent en trois groupes lors des travaux pratiques et, de ce fait, toutes les ruches sont visitées chaque semaine d'avril à juin.  Cette pratique permet d'éviter les essaimages (problématiques en ces lieux de grande fréquentation par le public) car ces visites permettent d’y découvrir entre autres une surpopulation, des cellules de reines ou autres traces d’un futur envol d’une partie des courageuses travailleuses.
Le rucher ne comporte que 22 ruches en forme d’hexagone comme l’alvéole de nos ouvrières.  Fausse forme devrais-je dire, car, sous leur chapeau typique de pyramide hexagonale se terminant en pointe, il s’agit en fait de Dadant 10 cadres. Toutes de couleur brune avec parfois une planche d’envol peinte ou simplement un rectangle coloré au dessus du trou d’envol.

Rien qu’un petit nombre de ruches, mais courageuses les ramasseuses, car d’une année à l’autre la récolte se chiffre de 800 à 1200 kilos ce qui veut dire de 40 à 60 kg par ruche. Et oui !!!  Le tout vendu en quelques heures au prix de 4 euros le pot de 250 gr lors de la journée du miel organisée le dernier week-end de septembre… et il en manque.

 

Après ces explications, nous nous dirigeons vers le rucher, une belle construction en bois, réplique en grand des petites ruches qu’elle abrite.  Chaque jour, des centaines de visiteurs passent à 10 mètres et en ce jour particulièrement ensoleillé, il s’y trouvait beaucoup de monde, et tous de défiler sans aucune crainte d’y être piqués.  Il faut dire que les courageuses butineuses sont au travail, emmagasinant nectar, pollen et propolis.

Et voilà qu’une bande de visiteurs qui parlent fort et sentent le miel belge, regardent avec insistance de tous côtés, passent devant les planches d’envol et auscultent tous les recoins.  Quelques unes finissent par s’énerver, sortent le dard et sonnent la retraite, ce que nous faisons d'autant plus hâtivement qu'on nous propose, à une cinquantaine de mètres de là, quelques produits des apiculteurs du Jardin du Luxembourg en dégustation avec, entre autres un délicieux miel de tilleul agréablement parfumé ainsi que l’inévitable hydromel.

 

                                                                                                         Michel Depotte

Écrit par Jean-Luc Strebelle dans Rucher Jardin Luxembourg à Paris | 12:23 | Commentaires (0) |  Facebook | | Lien permanent

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